Fanny est une jeune et jolie jeune fille de 22 ans, très jolie, dont le jeune coeur flamboie dans mille et une jolies aventures de jeunesse. Dans ce premier opus, elle vie une formidable histoire d'amour avec un pilote de la patrouille de France...
Dimanche 10 septembre 2006. A Saint Léger sur Roanne se tient le 17e meeting aérien.

Fanny Hilton se prépare... Elle fait sa starlette, se pare des accessoires de mode incontournables que lui a prêtés son amie Paris.



Elle veut être la plus belle de toutes. Aujourd'hui a lieu le grand meeting, tout près de la maison où elle a été élevée par la bonne famille Ror' depuis qu'elle est orpheline.
Elle n'avait que six ans lorsqu'une suicidée s'était jetée depuis le toit de l'église droit sur sa pauvre feue mère. Quand a son père, il avait été dévoré par le si gros piranha qu'il avait pêché, en 1991.
Un temps, alle avait d'abord été recueillie par sa bonne tante, Mme Labricot. Elle avait trouvé le réconfort et les côtes de bette dont elle avait tant besoin. Mais bien vite, son allergie aux plumes de lapins l'avait obligé à quitter Ozon, ce si beau village de montagne, où elle s'était liée d'amitié avec la jeune Heidi.
C'est alors que les Ror' l'avaient pris sous leur aile pour l'aider à grandir avant de prendre son envol. C'est la cas de le dire pasque donc, comme on le disait, ils vivent tout près de l'aéroport Roissy-St Léger.
Il n'avait pas fallu longtemps aux lunettes de rêve et à leur montre assortie pour taper dans l'oeil de Kévin, jeune pilote de la patrouille de France. mais cela, Fanny L'ignorait encore. Aussi s'abaissait-elle à toutes sortes de dévergonderies. Toute la semaine durant, elle s'atait hâtée aux nombreuses besognes de la ferme afin de s'échapper au plus vite vers la piste de vol.
Nourrir la grosse truie violette, panser et essuyer, tel que la plus bonne des bonnes infirmières roannaises l'aurait fait ("je panse donc j'essuie", devise des infirmières roannaises), la patte blessée de la vieille bique, décrotter les sabots de toute la maisonnée, cueillir la soupe, retaper les lits, raccommoder les chaussettes porte-bonheur injetables...
Son sort était bien à plaindre. Mais la bonne Fanny, ainsi que princesse Sara l'aurait fait, se montrait patiente, douce, généreuse, appliquée, polie, courageuse, dévouée, soigneuse, aimante, travailleuse, sincère, sérieuse, respectueuse, reconnaissante, gentille, niaise, adorable, amicale, dévouée, volontaire, méticuleuse, bonne, et confiante en l'avenir.
Le travail patiemment, doucement, généreusement, applicamment, poliment, courageusement, dévouesement, soigneusement, aimament, travaillament, sérieusement, respectueusement, reconnaissemment, gentiment, niaisement, adorablement, amicalement, dévouemment, volontairement, méticuleusement et bonnement accompli, elle filait à l'anglaise, confiante en l'avenir.
Au bar du St Ex, elle se faisait offrir bière sur bière par les mécaniciens (les pilotes ne boivent pas d'alcool, bande de gnoufs!). Un surtout, le mécano de l'avion n°6, était aux petits soins. C'est que son maître, le pilote de l'avion n°6, lui avait fait quelques recommandations. Il était très enamouré de la fermière aux bas bleus de métylène, mais n'osait le lui faire savoir.
"J'ai bien le temps", se disait-il, je suis ici pour quatre jours, presque. Et c'était vrai. Alors, de jour en jour, mois après mois, il se dégonflait au moment de déclarer sa flamme.
Alors patiemment, doucement, généreusement, applicamment, poliment, courageusement, dévouesement, soigneusement, aimament, travaillament, sérieusement, respectueusement, reconnaissemment, gentiment, niaisement, adorablement, amicalement, dévouemment, volontairement, méticuleusement et bonnement, Fanny faisait sa dinde, sa dévergondée, sa pétasse de fermière, confiante en l'avenir.
Mais un beau jour, une idée vint à Kévin Dussisse... Il se concerta avec les sept autres pilotes (et les deux remplaçants!) et élabora une nouvelle figure de vol.... Il était bien las des invariables gerbes, vrilles, croisages de la mort...
Et le lendemain, jour du grand meeting...

Fanny, bêtement, crut qu'elle devait tout à ses chaussures et à sa montre superbement assortie à ses lunettes de star. Elle envoya un sms de remerciement à son amie Paris. En réalité, il ne s'agissait que de ses superbes formes rebondies.
Le spectacle fini, elle voulut courir vers l'aéroport, rejoindre son bellâtre... Mais elle n'en eût nul besoin: non fatigué, le jeune Kévin Sauta ensuite en parachute pour atterrir droit dans son jardinet, entre les pieds de soupe et le pommier sauvage.
Il sortit d'une poche de sa combinaison un petit écrin, l'ouvrit, s'agenouilla devant la charmante starlette et demanda:
"Fanny, voulez-vous m'épouser?"
A ces mots, les Ror' s'esclaffèrent:
"Mais mon pauvre ami, si tu savais le nombre de nigauds qui sont passés avant toi! Vois-tu, c'est quotidiennement que des aviateurs passent chez nous. Tu n'es ni le premier, ni le dernier à qui cette non-prude fait tourner la tête!
-Oh, Fanny, est-ce bien vrai?
-Mais enfin, Olivier...
-Je m'appelle Kévin!
-Mais enfin, Kévin, ils ont raison... je suis une dévergondée... Regarde-moi: j'ai une tête de femme fidèle?! Je suis une fermière, une sublime paysanne, je suis irrésistible... Tout le monde me tourne autour, comment pourrais-je bien arriver à me montrer fidèle? D'autant que je n'en ai pas envie... je veux profiter, comprends-moi...
-Mais enfin, tu avais l'air si passionnée de moi!
-Pourquoi crois-tu que la collection s'appelle "coeur et voltige"? Pourquoi crois-tu que tu t'appelles "tome 11"? Dans chaque aventure, je suis passionnée, belle et jeune. A chaque fois, je croise un jeune pilote que j'aime passionnément...
-Mais au moins...
-Au moins, merci pour la bague! Je ne t'oublierai jamais, Louis, promis!
-Je m'appelle toujours Kévin!
-Je ne t'oublierai jamais, Kévin, promis!
...Et ils vécurent heureux mais n'eurent jamais d'enfants.
comment pas s´taire